le Moi-peau
«Nous avons tous besoin de restaurer notre enveloppe»
Didier Anzieu, le Moi-peau.
«Pour exister il faut être contenu ; le contenant est l’essentiel,
le sac, le paquet, l’écrin.»
Maurice Mimoun, la quatrième dimension de la peau.
Pour que l’enfant devienne un individu autonome, sécurisé dans son enveloppe corporelle et psychique, la tradition occidentale psychiatrique a pointé l’importance du rôle de la mère et des échanges précoces, notamment tactiles. A ainsi émergé une pensée du lien métaphorique entre la peau réelle, telle qu’étudiée par les anatomistes et les dermatologues, qui limite le corps et se situe à la frontière du monde extérieur, et une structure psychique fantasmatique qui jouerait ce rôle de limite, de frontière entre le monde intérieur et psychique de l’individu et le monde extérieur. Le concept, nommé Moi-peau, a été développé par le psychanalyste français Didier Anzieu. Sa découverte m’a permis d’identifier des correspondances évidentes avec mes tentatives d’expliquer ce motif par des moyens plastiques, aux confins de la conscience.
Les Cuirasses, ce sont des vêtements poèmes, autrement dit des poèmes en volume, des méditations visuelles sur la question de l’identité et des influences, qui rejoignent les concepts-clé du Moi-peau.
